Je rejoins Cinéma & Littérature

Vendredi 18 février 2022

Hier, j’ai découvert un groupe Facebook qui partage mon intérêt quasi obsessionnel pour le cinéma qui s’approprie tous azimuts la littérature. J’ai publié sur leur site, qui a 12,3 k de membres, un de mes articles de blogue : Emerson et le marshall Cole (partagé le 2022-02-17, 13:01); j’ai récolté 17 J’aime et 4 commentaires. Si tu ne peux pas faire venir à ta montagne les cowboys, rejoins-les sur la leur.

https://www.facebook.com/groups/1091587071006057?sorting_setting=CHRONOLOGICAL

Alors je poursuis l’expérience :
Imaginer une histoire vraie : Marwencol – 2022-02-18, 16:14 – 3 J’aime, 1 commentaire
Subrepticement la culture –2022-02-19, 15:00 – 3 J’aime, 1 partage
Le mensonge de Sherlock Holmes – 2022.02.20, 8:00 – 3 J’aime, 2 commentaires – j’ai répondu à l’un d’eux, 2 partages
Bianca, Florence et Marguerite – 2020.02.22, 8:02 – 8 J’aime, 1 commentaire, 1 pouce levé
Doit aimer les chiens – 2022.02.24 (je cesse de noter le résultat… cela devient fastidieux)
Femmes de rêve – 2022.04.02

Pour qu’on s’intéresse à moi, nouvelle venue sur cette montagne, il faut que je m’intéresse à ses cowboys.

Je commente donc :

Le beau Serge (1958) J’ai suscité la discussion, mais pas de façon sympa… Je passe pour une gourde ! M’abstenir désormais ? Je réfléchis (dans l’angoisse existentielle) et je décide de m’expliquer : « Il y a le gouffre. Et il y a le pont qui le traverse. Je m’intéresse en éclectique à la poésie cinématographique. Et voilà que je pense à Mélies. Je ferai attention à mes mots, me rappelant que je ne suis pas une historienne du cinéma, mais une littéraire. » Joel P. me répond, je lui réponds : «À Montréal, le cinéma Élysée, rue Milton, près des Beaux-Arts, présentait les films de la Nouvelle vague (1959-1987). J’ai le souvenir d’y avoir vu À bout de souffle, Jules et Jim, Cléo de 5 à 7, Ma nuit chez Maud, La nuit américaine, Les parapluies de Cherbourg, Le genou de Claire, Le bonheur, L’amour l’après-midi, Un homme et une femme, La femme d’à côté, Belle de jour, Le dernier métro, César et Rosalie… d’autres, plusieurs autres… Peau d’âne, Diva ! Mais est-on toujours dans cette Nouvelle vague? Dans ces années-là, je n’avais pas étiqueté la programmation de la salle autrement que par «films français». Au centre-ville, les films étaient américains (Five easy Pieces, Easy Rider) ou japonais (Onibaba), et je les aimais aussi.»

De mes 5 ans à mes 17 ans, je vivais dans une petite ville à mi-chemin entre Montréal et Québec, où deux cinémas projetaient chaque semaine un programme double différent, et j’y allais tous les samedis. Mon père, électricien, était régulièrement appelé à y faire des réparations, et il me rapportait des bouts de films sacrifiés au collage après que la bobine ait pris feu (comme dans Cinema Paradiso). De plus, je vivais à côté d’un autre cinéma, désaffecté celui-là depuis des années, dans lequel il y avait encore des reliques cinématographiques que je récupérais au risque de ma vie (vu l’état des lieux, je n’exagère pas). Mon enfance a été aventureuse.

Dans les cinémas de ma petite ville, j’ai vu Tarzan (Johnny Weissmuller) Annibal (Victor Mature; acheté ensuite en Dans les cinémas de ma petite ville, entre Montréal et Québec, j’ai vu Tarzan (Johnny Weissmuller) Annibal (Victor Mature; acheté ensuite en Cinéroman, voir ma photo), Ben-Hur (Charlton Heston, 1959), Dracula, Frankestein, La mouche (1958), et d’autres films d’horreur, certains en 3D avec des lunettes, un oeil rouge, un oeil vert, je me souviens du monstre des marais. J’ai vu aussi les comédies musicales américaines de l’après-guerre (Dansons sous la pluie, etc.), les films d’Elvis Presley, ceux de Gilbert Bécaud, la Mélodie du bonheur (la famille Trapp), L’eau vive avec la chanson de Guy Béart, Roméo et Juliette de Zeffirelli… J’ai été une enfant libre conscience de ce privilège.

Encore là, je cesse de noter mes commentaires… Merci à tous !