Un certain Christophe Aubert

Dimanche 27 février 2022

J’écris ce commentaire à la suite d’un post * d’un inconnu de Cinéma et Littérature.

«Christophe Aubert, je vous suivrai, j’aime ce que j’ai lu. Je vais revenir sur La route de Madison. Il y a dans ce film la scène la plus érotique du cinéma, de mon point de vue féminin – et peut-être la verrez-vous comme moi. 
Dans son bain, Francesca tend la main pour recueillir quelques gouttes d’eau que laisse échapper la pomme de la douche. Il avait été « là quelques minutes avant ». Elle est « étendue là où l’eau avait coulé sur son corps ». Et elle trouve cela « immensément érotique ». Je trouve cela immensément érotique.
Je rappelle que la trame de ce film est le journal intime de Francesca, que ses enfants découvrent après son décès.»


*Post de Christophe Aubert
«L’autre jour, il y avait un commentaire d’une phrase à propos du film d’Eastwood « Sur la route de Madison » presque un graffiti : « film de nana », ou quelque chose d’approchant. Comme si les sentiments amoureux appartenaient à ce genre féminin. Je sais, pour ma part, que les sentiments amoureux auront été l’une des grandes affaires de ma vie, que longtemps je me serai levé tôt pour courir après. Et que maintenant que mon corps abandonne le terrain, je ne regrette certainement pas d’avoir couru autant. Les « nanas » auront été la passion de mon être, j’aurai été toute ma vie fasciné par la façon, ou plutôt les façons dont l’autre sexe se réarrange des vicissitudes, des émotions, des échecs, des envies, des doutes et des plaisirs qui traverse leurs vies de femmes. J’aurais aimé être petite souris pour les observer en secret, dans leur poche toute ma vie pour voir les leurs. Le roman, mais maintenant plus encore le cinéma, me permettent cela. Et hier soir je suis tombé à la télévision, sur Ciné + Club, sur un film charmant de 2021, en noir et blanc « Playlist », certainement parce que la réalisatrice Nine Antico vient du dessin et de la BD, qui met en scène ses journaux intimes féminins, avec ce comment font-elles et qu’espèrent-elles de l’amour que mon âme de petite souris adore. Son héroïne principale est jouée par Sara Forestier, qui fait admirablement la méduse face aux gifles et renversement de situation d’une vie sentimentale et professionnelle à ses débuts. Elle est accompagnée de Laetitia Dosch, dont la capacité à surnouer et emporter dans un monde parallèle chaque situation simple de prime abord, est exceptionnelle. Et puis de toute une ribambelle de types qui pourraient être le type, puis non, puis peut-être, puis non, puis oui en fin de compte…. Du bonheur en barre.»